mercredi 10 juin 2009

Les Jonas Brothers à South Park

Revenons sur quelque chose de plus sérieux (les derniers articles étaient fatiguants ?), avec l'apparition des vedettes Mickey dans un épisode de South Park qui révelait avec horreur l'indescriptible symbolisme sexuel des produits Disney. Comme les Jonas Brothers qui font mouiller les jeunes enfants de 10 ans.

Dans South Park, les JB sortent le grand jeu lors d'un concert avec des lances à eaux comme vous pouvez voir sur l'image de l'article. C'est un peu l'équivalent d'un bukake géant moralement acceptable.

En fait, c'est pas une blague, ils le font vraiment, regardez :

mardi 9 juin 2009

Les Trois Royaumes (2008): Combats de Maître

Entre ceux pour qui le film est une oeuvre de propagande chinoise (John Woo grand propagandiste depuis 30 ans...) et ceux qui détestent cette fresque faussement épique, aucun n'a été capable d'avançer des arguments concrets basés sur le film, et non sur une interpretation de spectateur occidental victime se devant de dénigrer la dictature chinoise tout en applaudissant la percée d'un parti politique lors d'éléctions à 40% d'élécteurs.

Laissons la politique dehors pour regarder le travail de John Woo, notamment à travers l'une des scènes du début, histoire de pas trop spoiler contrairement à mon habitude !

Le cliché habituel, c'est de dire que que l'action chez John Woo, c'est un peu beaucoup stupide. Vraiment ? C'est sans doute pour ça que fin metteur en scène, il parvient en seulement quelques minutes à introduire, puis présenter (vous allez capter la nuance), plusieurs personnages au détour d'une scène d'action.

Pour amener la scène d'action, John Woo pose déjà l'enjeu. Un seigneur et son guerrier discutent lorsqu'ils apprennent que deux courtisannes et un bébé sont en dangers.

Comme vous voyez, le danger se déroule au moment même de la discussion (merci au montage), c'est-à-dire que l'on peut voir que la roulette des femmes s'est embourbée, qu'elles sont affolées, que le bébé pleure, que la situation est tendue (des gardes ont le sabre ensanglanté).

Pendant que le guerrier se rend sur place, John Woo présente la fuite des femmes. Tout d'abord, il nous montre l'état chaotique du village à feu et à sang. Ensuite, on voit les troupes ennemies tuer les gardes et l'une des femmes.


La survivante essaye de s'enfuir avec le bébé, mais voilà qu'elle est repérée par un gradé ennemi qui ordonne la mort du bébé.

La situation s'aggrave beaucoup, la femme est seule et blessée au bord d'un puit, tenant le bébé à bout de bras, quand soudain, sa mort semble arriver. John Woo utilise des gros plans sur une lance, sur un cheval au galot, et une petite musique pour mieux créer un suspens.

Ce suspens résulte sur un ouf de soulagement, puisqu'il s'agit du guerrier à la cape blanche et non d'un soldat ennemi. Pour appel, John Woo avait déjà introduit ce guerrier au cours d'un bref combat, avec plans iconiques, ce qui nous permet de savoir : qu'il sait se battre et qu'il est un sauveur bien sûr.

Avant même le début de l'action pure, John Woo nous a déjà :
  • introduit les personnages
  • présenter les lieux de l'action
  • le but de la mission (sauver les femmes & le bébé)
A travers l'action, John Woo nous présente donc son personnage, d'un excellent guerrier anonyme on découvre un homme prêt à mourir pour sauver la vie d'un bébé. Ce qui résume la mentalité héroique du personnage. Je vois déjà certains crier "scandale, c'est un cliché", messieurs (et mesdames ?), ne confondez pas, simplicité et cynisme de consommateur.

Comme on est chez John Woo, l'action est parfaitement lisible : la caméra à l'épaule place la scène dans l'instabilité (normal, c'est un combat) tout en conservant une échelle de plans qui nous permet de voir la scène (à l'inverse de cette manie gros plans-esques). Cérise sur le gateau, l'action est tellement lisible que certaines coupes se font naturellement sans choquer l'oeil :

Ces images sont pas très parlantes et pour cause, la coupe se base sur le mouvement de l'arme du guerrier, c'est une sorte de trompe l'oeil si vous voulez (une astuce qu'on trouve à fond chez McTiernan)

V pour Vendetta (2005): Rien d'anarchique !

J'ai revu le film, pas trouvé la bédé, que les fans de Alan Moore me pardonnent donc d'avoir trouvé plein de choses intéressantes dans ce V pour Vendetta que je souhaite partager avec vous.

Cet article contient des SPOILERS sur l'intrigue (autant prévenir hein).

Commencons par ces 2 plans:

De façon assez lourde, le montage met en parallèle ces 2 scènes, on assiste tout simplement à la renaissance des personnages. Mais ce qu'il faut remarquer, ce n'est pas le geste mais l'environnement (et l'orientation du perso, l'un vers nous, l'autre vers le futur). C'est-à-dire la nature de cette renaissance, d'un côté, un personnage renait du feu, de l'autre de l'eau / de la foudre. Ces natures font état des personnages, de leurs actions à venir. Le maître ira faire exploser les barrières d'un système, le disciple ne craindra plus les obstacles (la peur), fluide comme l'eau donc.

Voyons maintenant le maître surnommé V, soit 5, soit la quintessence. Au premier niveau de lecture, l'histoire parle de l'action d'un anarchiste détruisant un régime fasciste. Mais à un autre niveau, V prend une tournure moins politique, plus spirituel. Dans les 2 cas, le résultat est le même puisqu'il s'agit de libérer les hommes.

V est un perso anonyme, sans visage, il a été brûlé à vif. C'est intéréssant tout ça puisqu'en soit, ça veut dire que V n'existe pas en tant qu'individu propre. Et histoire d'en rajouter une couche, souvenons-nous du dernier dialogue :
Qui était-il ?
Edmond Dantès. Il était aussi mon père, ma mère, mon frère, mon ami. C'était vous et moi. C'était nous tous.
Précédé par ce plan :

Ce qu'on nous dit, c'est qu'il est tout et rien à la fois mine de rien. Pas seulement le porte parole des victimes d'un régime plongé dans l'égocentrisme et le mépris des hommes. Au-delà d'un propos anarchique, on est limite dans un "texte" initiatique dans lequel il est question de la "libération" des esprits humains. Difficile de faire plus explicite que de montrer une foule porter le masque de la quintessence !

(encore une fois, je précise, je n'ai pas lu la bédé et je n'ai aucune idée de la part d'influence du texte de Moore et de l'implication des producteurs Wachowski)

Johnny Mad Dog: La guerre des boutons

Aujourd'hui j'ai vu Johnny Mad Dog (2008):

# Présenté comme un film choc réaliste sur les soldats enfants en Afrique. Déjà ça met bien l'eau à la bouche, mais quand en plus certains journalistes disent qu'il s'agit d'un Cité de dieu en Afrique...

# Evidemment, au final, déçu je suis. Le réalisme, la caméra à l'épaule pour nous placer devant l'horrible réalité, ça doit sans doute en choquer, mais s'il y avait un fil narratif, ou une ambiance... ça arriverait à etre interessant.

# Le dispositif caméra à l'épaule n'est pas synonyme d'immersion. Désolé.

# Alors oui, on voit des choses horribles, des fusillés pour rien, des viols... mais à presque aucun moment j'ai eu l'impression d'être dans une scène horrible. Les enfants soldats sont fous, les victimes sont anonymes.

# Quand la gamine essaye de se cacher, ça c'est du tendu. Avec la rencontre du Chien Fou.

# Ca va essayer de rappeler que ces enfants soldats sont des enfants via des petites scènes touchantes où l'un des barjots refuse de tuer son petit cochon après avoir fusillé sans problème de conscience des gens.

# Pourquoi ces nuances ? Pour nous raccrocher à ces enfants tueurs ? Pour créer une distance entre ce qu'ils font et ce qu'ils sont ? Pour nous émouvoir de ces tueurs, en fait enfants ?

# J'ai eu l'impression que les persos sont tellement extrêmes et sans aucune contre-balançe en face d'eux, que ça tue l'impact de la plupart des scènes. Que font les victimes anonymes ? Rien, elles subissent forcément. C'est le même schéma étalé sur 1h30. Avec quelques variations vers la fin, mais il est déjà trop tard.

La Bob Note : Le choc Voici/10

dimanche 7 juin 2009

Sorcerer (1977): L'Exorciste

Sorcerer (Le convoi de la peur) est un film viscéral, où la tension d'une action vous fait paniquer sur votre canapé. Après tout, c'est l'histoire de 4 hommes qui doivent transporter de la nitro en pleine jungle dans des camions à l'agonie. Ils n'ont pas le droit à l'erreur sinon ça saute immédiatement.

Comme à mon habitude, plutôt qu'une critique, je préfère revenir sur un bout de scène illustrant cette mise en scène de la tension. Dans cette scène, le 2ème camion rencontre le premier véritable obstacle : un pont dans un sale état.

Mais bien sur, nous n'avons pas suivi le passage du 1er camion, nous découvrons donc la situation en même temps que le 2ème convoi, par une note "Bonne chance" (1) qui fait place à un balayage de cet endroit risqué, de ce fossé (2, 3). Une carcasse de camion y repose, et pour améliorer le tout, le bois est pourri (4).

Les 2 conducteurs regardent comment faire passer le camion -5). Devant le danger, l'un d'eux gueule en pensant sauver sa peau avant tout (6). Mais l'indifférence de son compère le rappelle à la réalité, si le camion pète, ils meurent tous les deux (7). Il se resigne donc.

On passe aux choses sérieuses, l'un guide, l'autre conduit, le camion doit passer malgré tout. Plus que jamais, les persos ont trop conscience de ce qui peut se passer (8, 9). La tension se fait sentir.

Mise en marche, gros plans, l'action commence. La tension aussi.

Apparition concrète du danger, entre-croisée par la peur croissante du conducteur.

Devant le danger, le conducteur ignore son guide. La communication est brisée, le guide s'affole, la tension monte d'un cran. D'un côté le conducteur s'acharne à faire attention, de l'autre il est évident que le guide voit un problème arriver.

Quand le problème arrive, nous sommes encore dans la surprise. Le conducteur fait littéralement une chute, on découvre qu'un bout de bois a cédé. Par miracle, le camion n'a pas sauté, le conducteur comme le guide sont effrayés.


# Résumons ce bout de scène :
  • Présentation du danger de l'endroit; un pont, un fossé, structure pourrie du pont
  • Désaccord entre les hommes; lien fragile entre les yeux (guide) et le guide (conducteur)
  • Le camion peut sauter à chaque faux mouvement, les hommes ne maîtrisent pas tout
Ces 2 points nous ont préparé à l'action, ainsi:
  • lors du démarrage du camion, on est attentif (merci aux gros plans);
  • lorsque le bois montre ses signes de fatigue, notre attention se "crystalise", elle se fond sur celle du conducteur, dont le point de vue nous rappelle le fossé (en plus du bois pourri, c'est sadique):
  • lorsque le conducteur n'en fait qu'à sa tête, le désaccord réapparait en tête, on sait qu'un problème arrive. Suspens donc;
  • lorsque le camion chute, notre attention s'est crispée. Pas d'explosion mais une situation encore plus risquée apparait, il faut désormais sortir le camion.
Par ce processus extremement simple, William Friedkin nous plonge à l'essence même de l'action. A tel point que l'on oublie qui sont les 2 personnages, présentés pourtant comme des ordures (l'un est terroriste, l'autre banquier voleur). L'important, c'est la survie. La peur aussi !

Dans d'autres scènes de Sorcerer, Friedkin poussera le danger de la situation en renforçant le manque de contrôle absolu des persos sur leur destinée (pluie diluvienne, pont suspendu en ruines, fleuve en crue... pfiou).

Récemment, Hurt Locker fonctionnait exactement sur ce même schéma, confrontant ses personnages à une situation risquée qu'ils ne contrôlent pas entièrement.

Spielberg & Jackson chez Tintin

Ahh, Tintin, ce petit reporter qui fascine tant ! Pendant que certains s'interrogent depuis des années sur la sexualité possible du personnage, d'autres dévorent ses aventures, mais dans tous les cas, peu ou presque personne ne soupçonne la richesse incroyable de cette BD de Hergé qui n'a rien à envier aux oeuvres d'un Alan Moore très Kabbalistique.

Pas étonnant alors que de voir le réalisateur de Rencontre du 3ème type (l'importance des sons, couleurs et de l'enfance), et celui du Seigneur des Anneaux (quête initiatique voire même plus), ont décidé de s'occuper des aventures de Tintin, à commencer par le fameux Secret de la Licorne. Pas étonnant, comment ça ? Comparons simplement ces 2 images :

Encore plus étrange, Le secret de la licorne est le 10ème album de Tintin, cette carte de la fortune est aussi la 10ème du tarot. Plutôt que de nous faire partir dans un terrain glissant, cette ressemblance frappante à de quoi éveiller notre curiosité. Et si Tintin n'était pas aussi simpliste et inoffensif qu'on pourrait le penser ?

En allant un peu plus loin, on se rend compte que l'univers de Tintin est très largement influencé par la mythologie Grecque. Le capitaine Haddock avec ses grandes envolées emotionnelles, bien aidé par l'alcool, ne serait-il pas qu'une "modernisation" d'un Dionysos ?

Rappelez-vous de l'aventure du Chevalier de Hadoque qui finit par se faire ligôter sur son propre navire, mais parvient sans peine à se défaire de ses liens (pourtant il est bien attaché). Une aventure que l'on retrouve à l'identique avec Dionysos. Etrange !

En dehors des rapports avec la mythologie (autre ex, les Dupondt = Dioscures) et des textes antiques, certains détails sont plutôt interessants. Toujours dans Le secret de la Licorne, la carte au trésor est découverte dans le mat d'une petite maquette achetée par hasard dans une brocante. De là à dire que la carte est une vérité dévoilée, il n'y a qu'un pas.

Ce symbolisme constituant la structure des aventures de Tintin donne une idée de l'ampleur des récits, qui loin de sombrer dans une complexité hermétique, parviennent à parler directement à l'enfant qui se trouve en chaque lecteur. Autant dire un matériel de première classe pour des réalisateurs comme Spielberg ou Jackson. Pas étonnant donc.

PS Pour creuser cette approche de Tintin, je vous conseille les ouvrages du Docteur Bernard Portevin qui devrait vous ouvrir pas mal de portes.

OSS 117 Rio ne répond plus: Boules de Noel

Tout d'abord, commençons par la fameuses blague en vidéo:



Aujourd'hui j'ai vu OSS 117 Rio ne répond plus (2009):

# OSS 117, beau gosse devant l'éternel de la 4ème République, nous revient grand Gaulliste. Et fatalement avec les années en plus, le perso est devenu totalement anachronique dans cette époque pré-1968.

# C'est plus qu'une simple question de valeurs, le OSS 117 qui faisait tomber les femmes et arrivait à chaque fois à s'en sortir par grand miracle n'est plus. Désormais, il reste à attendre comme un con sur son lit que sa conquête sorte de son bain, les autres se foutent de lui, ses idées sont souvent à chier (le déguisement Robin des bois)... C'est plus le roi de la classe.

# Par rapport aux valeurs, il découvre un nouveau monde où des espions israeliens pourchassent des nazis, où des jeunes fument et baisent sur une plage (todo ben!), où les femmes sont indépendantes, où la France Résistante du Général serait un mythe...

# Le perso a beau se retrouver déphasé par moment, avec des beaux instants de solitudes le regard dans le vide (la meilleure idée du film), il y a toujours quelques situations miraculeuses où l'on sait jamais s'il est chanceux où s'il le fait exprès.

# Maintenant côté humour OSS 117, c'est un peu le Kenny Powers (Eastbound & Down) français, l'arrogance un peu plus subtile, l'humanité un peu plus superficielle par contre. Avec ses jeux de mots, ses remarques sur les juifs, les femmes, les jeunes, et encore ses jeux de mots.

# Dans tous ça l'intrigue est limite secondaire, le film ressemble plus à un enchainement de sketch mettant en scène OSS 117 face au monde pré-68.

# Si le montage est quelque fois un outil comique, la mise en scène n'essaye pas grand chose avec cet univers coloré du Rio de janeire des nazis en fuite.

La Bob Note : Du a dué mon frèr li/10

samedi 6 juin 2009

Hayao Miyazaki n'est pas écologique

L'époque est à l'écologie, même Luc Besson dévoile sa conscience verte en proposant (gratuitement) la découverte de sa nouvelle production, qui à défaut de montrer des putes croates pissant dans une épicerie, surfe sans hésiter sur un sentimentalisme vomitif. L'écologie est devenu tellement incontournable dans la tête des journalistes, que n'importe quel film traitant du rapport homme-Nature se trouve fatalement associé à ce mouvement apparu il y a quelques décennies.

Hayao Miyazaki, le père de Mon Voisin Totoro ou plus récemment Ponyo sur la falaise (illus.), se trouve donc toujours définit comme un réalisateur de films écologistes. Faut-il être à ce point chrono-égo-centrique pour limiter d'emblée la porter de pareils chefs d'oeuvre ?

Est-il possible que des films à la portée aussi universelle dépasse le cadre unique et fermée d'un mouvement de pensée ? Que par la Nature, ces films abordent un sujet dépassant de loin l'idée (matérialiste) de l'environnement pour en concevoir l'aspect métaphysique, voire même mystique. Qu'il ne s'agit pas tant de protéger la planète pour notre bien-être mais plutôt d'en découvrir ce qu'un blaireau rachitique surnommait "substantifique moelle" pour mieux la comprendre.

Et qui dit universel, dit intemporel. Le parallèle avec la psychanalyse est facile, avec cette tendance à vouloir poser une grille de lecture du 20ème sur des histoires eternelles, c'est-à-dire des histoires comprises parfaitement par des générations et des générations de ploucs illettrés. La grille de lecture demeure incapable d'expliquer ce miracle de la compréhension intemporelle.

L'écologie enferme la magie de ces films dans une approche terriblement égocentrique, où la Nature n'existe que par et pour l'humble désir humain de survie.

Lesbian Vampire Killers: Drakula of the dead

Aujourd'hui j'ai vu Lesbian Vampire Killers (2009):

# On pensait s'en être débarrassé de la mode des parodies façon Charlots, mais depuis le succès de Shaun of the dead et autres tarantinesqueries, les réalisateurs en herbe se jettent tous sur le fillon.

# Le titre résume bien le film, il y a des vampires lesbiennes et des blaireaux venus pour les tuer. C'est mélanger avec quelques blagues bien lourdes et un casting féminin venant tout droit d'une usine à photoshop.

# Comme le film est tellement conscient d'être une parodie, tous les effets censés surprendre ou faire rire tombent horriblement à plat. Donc non seulement c'est mou du bulbe, mais c'est même pas marrant.

# Ajoutons à ça les effets de montage avec rajouts de bruits grossiers histoire de donner un ton décalé-cartoonesque au film. C'est sympa les 2 premières minutes, mais l'idée va être usé jusqu'à la corde pendant le reste du film. Une seule idée pour un film, c'est léger.

# En même temps au bout de 30 minutes j'ai préféré arrêter le film. Honnêtement, je pensais en avoir vu plus. Mais l'histoire, les blagues, les pouff sexys, c'est sans doute excellent dans un état second, dans l'état, c'est surtout long. Très long. Et lourd.

La Bob Note : Les dents la nuit/10

vendredi 5 juin 2009

Les fans de ciné asiatique sont des cons

Au début quand j'ai découvert des films asiatiques, je pensais que les fans appartenaient à une sorte de secte. Avec le temps j'ai surtout compris que ces fans sont juste des gros cons bien aigris qui se prennent pas pour de la merde parce qu'ils ont vu une horde de daubes inconnues hors de leur petite secte.

Le cinéma asiatique rentre dans la norme des sorties ciné hebdomadaires, et plus personne y fait trop attention. Quand le Roi du Polar Hong Kongais fait une entrée fracassante à Cannes, il se plante misérablement au box office. Quand l'Oscar du meilleur film étranger sort, il attire l'indifférence des ménagères (vu le film aussi....)

Même les sites specialisés se désinteressent de ce cinéma. Ces minables passent leur temps à se plaindre au détour de thèses emmerdantes qui n'amènent jamais à rien. Leurs écrits sont chiants à lire, car c'est l'abécédaire de la culture locale. Je suis toujours surpris qu'ils proposent pas un test de connaissance qui nous permettrait d'obtenir un diplôme certifiant notre capacité à regarder un film. Bande de connards (certifié par Bob Critique™).

C'est la manière de traiter le cinéma asiatique qui pose le plus grand problème, pas le cinéma en lui-même. Notre bande de gourous auto-proclamés Experts en la matière traite ces films avec une vision très arrière-gardiste totalement inadaptée à la réalité d'aujourd'hui. Le dictionnaire, l'étalage de culture, les tabous de blaireaux, on s'en branle beaucoup.

Pendant que les vieux cons de positif décrypte depuis 50 ans les 2 mêmes films d'un grand nom jap, les fans neuneus pleurent leur médiocrité insolente. Mais le cinéma asiatique lui devient chaque jour disponible plus facilement. Pour le plus grand bonheur des vrais fans dont l'intérêt n'est pas d'obtenir un pédigré d'enculé, mais juste de découvrir des nouvelles histoires.

Le temps de cerveau coca-cola

En cette période électorale bercée par une paranoïa aigue, l'expression "temps de cerveau disponible" revient doucement à la mode. Et reste toujours une petite blague dévoilant le cynisme des méchants industriels. Des spectateurs aiment à se moquer de TF1, chaîne créatrice de cette humble expression formidable.

Après tout, TF1 c'est nul, autant regarder une chaîne culturelle comme la 5, ou découvrir des émissions du cable me disait l'autre jour un camarade non-conscient de l'absurdité de sa remarque.

Car mes amis, le véritable cynisme de cette affaire, provient aussi bien des grands méchants que de nous-mêmes. Nous, ces spectateurs moquant TF1 sans chercher à interroger notre propre rapport à l'image. Oui, moquons le marketing opportuniste mais surtout, Ô seigneur, n'osons jamais nous remettre en cause.

Depuis que l'image a infiltré notre quotidien, notre regard s'est transformé. L'image n'est plus qu'une image, presque un objet anodin qui attire un peu de notre attention. Tellement anodin et immédiate qu'on ne s'interroge pas, que notre implication émotionnelle s'approche du dégré zero. Il ne reste que du temps passé devant. Du temps. Rien de plus.

Alors qu'autrefois, au début du cinéma, l'audience réagissait immédiatement à ce qu'elle voyait, car l'image était la réalité. La distance entre le spectateur et le spectacle n'existait pas, l'implication était totale.

Mais s'il vous faut trouver à tout prix un grand adversaire, sachez que nous n'aurez pas besoin d'aller trop loin, il est ici-même, c'est vous.

jeudi 4 juin 2009

Sky Crawlers: Les chevaliers du ciel

Aujourd'hui j'ai vu le film animé japonais Sky Crawlers (2008) :

# C'est réalisé par le papa de Ghost in the Shell 1 et 2, responsable aussi de Avalon. Ca veut dire qu'on est dans du film philosophiquement très poussé, avec du symbolisme à la pelle...

# Normalement, les plus sages ont déjà arreté de lire, alors on peut devenir un peu sérieux. Rythme lent, personnages étranges, émotions lachées avec parcimonie, le film met du temps à démarrer et surtout, avant il faut attendre avant qu'il commence à se passer quelque chose.

# Disons le trip philosophique est intéréssant, ça questionne la place de la guerre et du spectacle au coeur de nos sociétés, avec au milieu l'existence d'une classe d'éternels sacrifiés (pantins déshumanisés produits par une société, tiens, encore une piste). D'où le peu d'émotions au passage.

# Mais ça essaye d'être compliqué pour pas grand chose. La carte du mystère avec interrogations sans réponse finit par se faire au détriment de l'histoire même, finalement c'est le mystère pour le mystère. Au bon d'1 heure, ça commence déjà a toucher ses limites.

# Si vous pensiez vous rattraper sur l'action, c'est loupé, il y a quelques combats bien filmés mais c'est genre 10 minutes à tout peter sur les 2h de film.

# Le gros plus du film, c'est sa musique. Même si j'ai l'impression qu'elle apparait souvent comme un cheveu sur la soupe, un peu grossièrement par moment, elle est sublime.

# Mamoru Oshii est interessant comme réalisateur mais sérieusement, un truc comme Wall-E ou Ponyo en dit 1000 fois sur l'humanité et avec tellement plus de simplicité. C'est affolant.

La Bob Note : Le chateau ambulant pour les adultes~nuls/10

Vendredi 13 : Va te faire foutre Jason !

Aujourd'hui j'ai eu la joie de voir le remake Vendredi 13 (2009) :

# Ce genre de film, ça s'appelle du gore-porn je crois, un truc où ça charcute pour le plaisir du spectateur de voir des gens se faire charcuter. Si seulement on m'avait prévenu, j'aurai pas été obligé de louper la boom de manu.

# Comme c'est un remake, on peut s'attendre à voir autre chose que du cliché en masse, à être surpris un peu. Bah non. Le but c'est vraiment juste de charcuter des clichés sur patte.

# Pourtant j'étais content au début, l'espèce de prologue avant le logo titre. Genre "ah ah, on vous a bien eu, le vrai film commence maintenant". Mais voilà, 45 minutes plus tard j'ai compris qu'en fait le prologue nous explique juste tout ce qu'il va se passer jusqu'à la dernière minute. C'est un résumé du film.

# J'adore les personnages, surtout les persos féminins. Les plans poitrines sont généreux, mais bien sûr juste pour les putes. Les héroines, elles, au mieux on les voit en train de pleurer. Je comprends pas trop ce rapport, quitte à faire quelque chose autant aller jusqu'au bout.

# "c fun é décomplexé lol mdr" Bah non (bis). C'est un peu du produit de merde bien qualibré pour satisfaire les attentes de l'audience sans rien oser de plus. Ca ose même pas l'humour ni la dérision, juste des coupes pour faire sursauter les spectateurs et du sang qui coule.

# Lors des phases d'action meurtrière, j'ai pas pu voir grand chose. J'adore cette habitude de filmer dans des endroits bien sombres. C'est une bonne astuce pour masquer la réalisation n'importe quoi-esque, on sait qu'il se passe quelque chose, on a l'illusion d'un truc important. Mais on voit rien. La magie du cinéma, la crédulité de l'audience.

La Bob Note : Halloween c'était mieux/10

Le d*vx c'est pas du cinéma d'abord !

Ce que j'adore le plus dans les discussions ciné du net, c'est lorsqu'un spectateur donne son avis sur un film qu'il vient de voir en d*vx. En général, et je dis bien en général, il se fait violemment remettre à l'ordre par une horde de cinéphiles qui loin de lui rappeler l'illégalité de la chose, lui rappellent surtout que c'est pas du cinéma.

Parce qu'un film, c'est fait pour être vu dans une salle de cinéma. Soit. Je ne vais pas rebondir sur l'état lamentable des salles où le public ose respirer parfois un peu trop fort ("UGC ma tuer"), et encore moins sur la CRISE et les enjeux économiques.

Mais je suis toujours aussi surpris de voir que le divx a marqué un changement de comportement du spectateur en même temps qu'un renforcement de la présence de l'image dans notre quotidien (Youtube, Youporn pour les fans)...

Le tout accompagné par une évolution même du média où l'image seule importe (c'est pourquoi la question de savoir si un film c'est du jeu vidéo ou pas, est totalement périmée). En quelques années, ca fait beaucoup de changements redefinissant notre rapport au cinéma.

Pourtant quoiqu'on fasse, quoiqu'on dise, tout ça n'est pas du cinéma, ce n'est pas l'experience salle. Même ceux qui percoivent l'évolution du média restent refractaires à cette nouvelle situation, c'est dire ! OK. Mais qui crois encore à l'avenir des salles dans un monde où l'image n'est plus qu'une image ?

mercredi 3 juin 2009

AVATAR de James Cameron : "on dirait Halo"

Vous le saviez pas mais une révolution du cinéma est en cours. Depuis plusieurs années, grâce à la technologie, on a vu arrivé plusieurs films ambitieux sur nos écrans. De Beowulf à Speed Racer, en passant par les futurs Tintin jusqu'au mystérieux Avatar (dernière création du père de Terminator & Titanic), ces films viennent bousculer la création même d'un film et par extension, offrir une nouvelle experience aux spectateurs.

Le principal problème de cette vague de films, c'est de sortir du rendu traditionnel "réaliste" pour investir la 3D, l'image de synthèse... Enfin, problème, seulement pour des spectateurs tellement attachés au rendu qu'ils rejettent le reste du film. Beowulf devient une cinématique playstation, Speed Racer est défendu par quelques papiers vantant l'audace formelle mais la stupidité du fond, et depuis l'apparition des premières images d'Avatar, on peut lire ici et là "on dirait du Halo" (c'est péjoratif, très).

D'ailleurs depuis quelques années on voit apparaitre chez les critiques un argument fatal censé détruire un mauvais film, "c'est comme un jeu vidéo" (SIC²). Et c'est les mêmes tocards qui nous expliquent à quel point le western italien ou le film d'horreur c'est cool, en soulignant bien fort que les critiques de l'époque méprisaient ces genres. L'histoire se répète.

La plupart de ces films accomplissent simplement ce que le papa de MetalGear Solid appelle "la fusion moléculaire", c'est-à-dire la fusion des différents médias. C'est-à-dire, tirer profit des possibilités offertes par plusieurs médias pour mieux raconter une histoire. Raconter. Une. Histoire.

Sans cette petite subtilité, Speed Racer ne serait rien qu'un Spy Kids, et Avatar... ? Il nous faudra encore patienter un peu pour découvrir l'étendu de la surprise. Voir jusqu'où James Cameron a poussé cette fameuse fusion...
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