vendredi 18 décembre 2009

Max et les Maximonstres (2009): Pays des merveilles

Profitons en pour revenir sur Max et les Maximonstres qui se fait un peu zapper par la vague bleue Avatar dans nos contrées (vous savez ce film de science fiction sur le 11/9...).

# C'est un voyage au coeur de l'enfance, avec en tête d'affiche un enfant commun loin de la tête blonde américaine qu'on a envie de tarter. Déjà, ça, en soit, c'est un point fort.

# Je sais que la formule est pompeuse, mais c'est bien un voyage en enfance, entre l'envie d'aventure, l'incompréhension, la solitude, les jeux (le coup de l'igloo, de la cabane dans la chambre, de la partie de boules de boue... des trucs qu'un adulte ne fait pas/plus).

# Mon seul bémol, c'est du côté de l'utilisation de la zik qui vampirise quelques séquences d'émotions. J'ai lu qu'il y avait eu un opéra basé sur cette histoire, ça vaudrait le coup d'y jeter un coup d'oreille. Sans pour autant comparer (puisqu'à l'évidence, Spike Jonze a fait son propre mix - même au niveau du film, à commencer par les figures mythiques des monstres).

# J'avais aussi pu lire une comparaison avec Mon Voisin Totoro, autre film très sympa qui dealait avec des thèmes très similaires. La séquence où le Totoro fait pousser un arbre gigantesque trouve sans doute son équivalence ici avec ça ;

Bon c'est pas une séquence, mais les Maximonstres sous le règne du Roi Max sont amenés à construire rien de plus qu'une parcelle d'univers (sachant qu'on parle beaucoup de soleil dans le film) !!!

mardi 15 décembre 2009

Le Film Français Le Plus Attendu De L'an 2010



Un revival top niveau moumoutte nanard 1980 !

samedi 12 décembre 2009

Le Zapping Canalien +

J'ai été très étonné de tomber de nouveau sur le Zapping Canal +. L'immense sensation de constater la tragique évolution du programme, c'est passé d'une mise en avant des moments télé les plus WTF à un organe d'un politicobureau parisien ayant découvert deux possibilités du montage (seulement 2 quoi, genre jouer sur les oppositions entre images lolptdr).

C'était plus drôle avant :(

mardi 8 décembre 2009

The Box (2009): La 75eme Dimension

Ceci est une clée. Une c-l-é-e. Toi comprendre moi ?

Avant la sortie du film, j'étais revenu sur le potentiel incroyable de cette histoire.

Après avoir vu le film, je crois qu'il aurait mieux fallu pitcher directement le réa Richard Kelly qui comprend tellement bien l'histoire qu'il en rajoute des tonnes, un peu de mysticisme par-là, de mystère par-ci, pour en arriver au bout d'1h40 exactement à la même situation qu'au tout début. Un choix simple en apparence mais difficile.

The Box devient très rapidement une sorte de boîte de pandore du n'importe quoi, brodant toute une histoire faussement compliquée à base de NASA + NSA + Projets secrets = temps long.

Déception. C'est une grosse boursouflure qui rend bien compte du côté surenchère de l'ami Kelly partant dans des directions interessantes, mais trop bordéliques (certains diront trop prétentieuses) qui finissent par étouffer l'histoire.

Autant sur Donnie Darko et/ou Southland Tales ça pouvait passer, autant là, avec un pitch trèèèès simple, ça apparait trop violemment.

samedi 5 décembre 2009

Les photos d'Empire déchirent sa race

Pour les 20 ans du mag ciné anglais Empire, y a eu une série de photos d'acteurs posant dans leurs rôles les plus connus. De belles photos qui viennent d'apparaitre sur le net, et qu'on va retrouver sur plusieurs sites/blogs de cinéma (en france comme à l'étrange hein).

Et en fait, ça témoigne assez bien de la médiocrité générale et d'un travail fait à l'arrache, de ces sources d'informations. Parce qu'à part jouer la carte du cynisme facile où l'on vous montre les bèl tofs por vo zieu, ces zonards virtuels ne se posent aucune question sur le contenu du fameux numéro.

Oui parce qu'à part des photos, il y a un numéro, avec une ligne éditoriale spéciale proposant des articles intéressantS sur le cinéma.

Un numéro supervisé par Steven Spielberg, où l'on va apprendre comment Del Toro & Jackson travaillent sur Tintin, profitant des avantages de la technologie pour diriger une scène en Nouvelle Zélande tout en étant ailleurs dans le monde (sous-entendu, pas de pression du studio possible). À côté Cameron nous présence la performance capture ("la clée, c'est de controler la technologie, non l'inverse"), George Lucas nous livre ses pensées sur l'état actuel du cinéma et ses possibilités d'avenir, Matt Groening nous offre un dessin inédit des Simpsons fait pour l'occaz, Tarantino répond à un mastermind quizz et démontre qu'il connait parfaitement son univers/ses films...

Rien d'incroyable au final quoi, hein.

(blogonanards de merde)

jeudi 3 décembre 2009

Accident (2009): Dans les limbes de la connerie

C'est en cherchant quelques infos sur le film Accident de Soi Cheang que j'ai eu l'occasion de découvrir ces palpitants échanges cinéphiliques, dont voici un extrait non spoilant:
Le film est en effet Toyien par de nombreux aspects que je ne répèterai pas, mais c que me pousse à affirmer la part d'indépendance de ce film par rapport à son producteur, c'est l'absence d'éléments FONDAMENTAUX aux films de To.
Autrement dit, je n'ai pas trouvé d'informations interessantes concernant le film, son sujet, ses enjeux, sa réalisation, sa construction... mais par contre, j'ai pu découvrir qu'avant tout ces points, pour certains le plus important est de définir au préalable la paternité du projet jusqu'à théoriser les thématiques d'un hôteur asiatique dans ses moindres recoins.

C'est donc l'interpretation thématique qui prime sur la mise en place de l'histoire même. C'est pourquoi au lieu d'envisager l'histoire à un niveau universel (ça parle un peu d'un Enfer ordinaire, un truc qu'on connaît tous très bien), les fans en font le produit d'un auteur ("toyien", un truc que si tu parles pas le to tu sais pas de quoi il s'agit).

Putain, c'est absurde.

mardi 1 décembre 2009

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Avatar

Vous le trouverez donc en kiosque dans ce magazine :


Note aux lecteurs - Oui, ce n'est pas une revue spécialisée cinéma mais bien Science & Vie Junior qui nous propose ce mois-ci le dossier le plus intéressant et le plus complet concernant le nouveau film de James Cameron. LOL.

mardi 24 novembre 2009

On a tué Zombieland 2 !

Avec ses 85M$+ de recettes mondiale, Zombieland fait depuis début novembre la joie des internautes. Et on apprend donc de la part du scénariste/producteur Rhett Reese que;
Zombieland currently the most pirated movie on bit torrent. Over one million downloads and counting.

Beyond depressing. This greatly affects the likelihood of a Zombieland 2.
Au moins, ça leur fait une piste pour cette suite, les zombis se sont transformés en pirates et mettent l'Amérique à feu et à sang, venant t'agresser jusque dans tes chiottes pour te bouffer les couilles. Avec Bruce Willis en caméo, l'affaire est bouclée.

yipikayyy piratesfucker

"Un Zombie, c'est une petite fleur jaune"

- Bonjour, je voudrais voir un film WHAT-THE-FUCK, merci !
- Canine, donc.

Bingokritik #1

Quelles conneries, préjugés et idées creuses apparaitront dans les critiques (pro) à l'occasion de la sortie cinéma d'Avatar ? Je propose un début de grille Bingo;

# "Une histoire d'amour nunuche"
# "On dirait un jeu vidéo"
# "Des CGI peu convaincants"
# "Un véritable Titanic artistique"
# "Les Schtroumphs contre-attaquent"
# "Une débilité à 400M$"
# "Une 3D gadget"

Et parce qu'il faudra bien pouvoir mépriser le public en cas de succès;

# "Les geeks frustrés"
# "les gens en manque d'experience"

À suivre, mi-décembre (une soirée à gagner avec les gnomes de nowel)

lundi 23 novembre 2009

Triangle (2009): La croisière infernale

Aujourd'hui j'ai vu Triangle (2009):

# À ne pas confondre avec le film hk réunissant Johnnie To-Tsui Hark-Ringo Lam.

# Dernier film en date du réalisateur de Creep & Sévérance, et on retrouve bien l'atmosphère glauque-tendue de ces films, mais sans l'humour.

# Une bande de potes part faire un tour en mer pour se retrouver victime d'une mystérieuse tempète. Heureusement, ils sont sauvés par un étrange cargot. C'est là que les emmerdes commencent...

# Ce résumé n'est en aucun cas révélateur de l'intérêt du film. Mais mieux vaut entretenir le mystère plutôt que de définir d'emblée le film et vous casser les surprises.

# Grosso-modo, c'est un Timecrimes sans le côté vain du cycle.

# Bonne surprise, le réa ne se repose jamais sur ses idées, ou sur la mécanique qu'il met en place dans son récit. Quand tu commences à capter vers quoi le film se dirige, l'histoire préfère opter pour une autre direction, nous refaisant douter.

# Eventuellement, le défaut du film, c'est de se débarrasser vite fait de ses personnages secondaires, y a pas de développement rigoureux. La présentation distille les éléments nécessaires pour le reste de la suite (genre les tensions/méfiances entre persos).

La Bob Note : Ne te retourne pas/10

samedi 21 novembre 2009

La RATP ne fume pas pour votre bien !

Quelle année pour les polémiques de censure d'affiches à la RATP ! C'est au tour du Gainsbourg, vie héroique de se voir refuser son affiche fumante dans les couloirs de la RATP.

Si Inglourious Basterds avait pu perdre sa croix sans choquer personne (suite à une loi ?), c'est autre chose quand il s'agit de ces icones françaises fumant ouvertement. Parce qu'après tout, on s'est rendu compte après 80 ans que ces affiches/images poussaient une jeunesse à suivre cet exemple néfaste pour la santé, c'est donc naturellement qu'on passe d'un désinteret général à une censure dogmatique pour vous protéger vous et vos enfants.

Mais quitte à refuser/interdire des affiches susceptible de véhiculer un message pervers, pourquoi ne pas tout simplement refuser/interdire la publicité dans les couloirs du métro. Cette publicité qui s'impose dès le matin dans la tête des gens (besoin d'un crédit ?)

La RATP via son organise publicitaire respecte avec rigueur certains principes, autant les appliquer jusqu'au bout ! Virer la publicité du métro ! Ce serait quand même plus sympa de se réveiller avec des illustrations artistiques que des affiches promo pour tonku-a-république.

mardi 17 novembre 2009

La Police selon Red Riding 1980 (2009)

Y a pas mal de changements sympas en comparaison avec Red Riding 1974. Déjà, on n'est plus dans le secteur du journalisme, on intègre le monde policier, et forcément, les règles/l'environnement changent beaucoup.

# Oubliez les teintes grisatres/rougeatres, ici c'est du bleu clinique/couleurs plus réelles.

# Ecrasement plus important des personnages, à 90 % l'action se déroule dans des batiments, ça sort pas souvent prendre l'air, on est dans des environnements plus exigus; beaucoup de couloirs, d'endroits étouffants;

Ça s'explique simplement, l'histoire aborde la corruption, la manipulation, trahison, le doute, l'impossibilité d'enfanter/d'obtenir des résultats, la frustration, la pression hiérarchique.

On a quitté l'errance du journalisme pour intégrer la structure solide des flics. On est plus dans l'hypothèse, mais dans la réalité de la corruption.

Le Journalisme façon Red Riding 1974 (2009)

En cette période où le journalisme cède à la tentation des polémiques cyniques assurant les recettes faciles, évitant soigneusement de trop s'interroger quitte à déblaterer de la merde, voilà qu'un téléfilm british s'inscrit à son tour dans le courant du ciné politico-journaliste des 70s.

Ce téléfilm révèle une belle mise en scène, j'ai capté quelques plans;

# Les plans larges/d'ensemble où nos journalistes sont totalement dominés (voitures, sous-sol, barres, paysages);


# Personnages désaxés, dans le flou, dans le doute....


# Le couloir de la vérité ? (protégé par les flics)


(avec la mémère qui se pousse subtilement sans s'étonner de rien....)

vendredi 13 novembre 2009

Incognito (2009): Le gala des blaireaux

Aujourd'hui j'ai vu Incognito (2009):

# C'est une merde.

# L'histoire d'un controleur ratp devenant chanteur de variet célèbre grâce aux textes volés d'un poto mort d'une overdose. Sauf qu'un jour, le mort réapparait bien vivant et notre chanteur tente d'esquiver ce qu'il est.

# Comme d'hab, le résumé avait l'air sympa, la réalité est tout autre.

# D'abord, la célèbrité est traitée superficiellement, genre clin d'oeils aux spectateurs victimisés d'une médiocrité journalistique quotidienne s'interrogeant sur les problèmes de culs de stars parisiennes. Super.

# Ensuite, forcément, le cheminement de notre controleur-chanteur perd en intérêt. Au lieu d'exploiter la problème de conscience, de l'amener à réflechir sur lui-même, le film préfère jouer la carte de la bonne comédie française bien lourde où les pistes sont expediées à la va-vite.

# Puis surtout, parce que ça ressemble à un bon gros produit construit spécialement pour l'acteur-chanteur vedette où les sponsors n'hésitent pas à s'étaler; d'anal+ à la ratp en passant par la fnuck, le film fait office de pub officieuse. Merci les partenaires (particuliers).

# Y a Franck Dubosc qui se balade à poil.

# Ça sent le film bien propre sur lui, inoffensif et fier de rien tenter du tout.

La Bob Note : Courrez voir Funny People/10
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