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mardi 8 décembre 2009

The Box (2009): La 75eme Dimension

Ceci est une clée. Une c-l-é-e. Toi comprendre moi ?

Avant la sortie du film, j'étais revenu sur le potentiel incroyable de cette histoire.

Après avoir vu le film, je crois qu'il aurait mieux fallu pitcher directement le réa Richard Kelly qui comprend tellement bien l'histoire qu'il en rajoute des tonnes, un peu de mysticisme par-là, de mystère par-ci, pour en arriver au bout d'1h40 exactement à la même situation qu'au tout début. Un choix simple en apparence mais difficile.

The Box devient très rapidement une sorte de boîte de pandore du n'importe quoi, brodant toute une histoire faussement compliquée à base de NASA + NSA + Projets secrets = temps long.

Déception. C'est une grosse boursouflure qui rend bien compte du côté surenchère de l'ami Kelly partant dans des directions interessantes, mais trop bordéliques (certains diront trop prétentieuses) qui finissent par étouffer l'histoire.

Autant sur Donnie Darko et/ou Southland Tales ça pouvait passer, autant là, avec un pitch trèèèès simple, ça apparait trop violemment.

samedi 10 octobre 2009

Les Cahiers des Blogs Cinéphiles

C'est en découvrant les réactions du sujet "votre top 10 réalisateurs américains en activité" que je me suis rendu compte de l'académisme mou d'une certaine audience blogophile. Jugez par-vous même, ici, ou puis ici pour découvrir des listes quasi-similaires où trônent Scorsese/Spielberg/Eastwood et autres parrains classiques.

Cet étouffant marasme m'oblige à apporter ma contribution en vrac :

# ROBERT ZEMECKIS
Parce qu'on parle d'un pionner fasciné par les histoires au point de chercher de nouvelles manières de faire vivre des expériences aux spectateurs. Et par extension, d'interroger les limites du Cinéma. Révélateurs de cette idée, Beowulf (et Drôle de Noël de Scrooge).

Immanquable = Beowulf

# JUDD APATOW
Pour son apport annuel à la comédie américaine, non seulement respectueuse de son public (ne me parlez pas de Very Bad Trip) mais aussi de ses histoires douce-amères où l'homme devient un Geek assumé alliant responsabilités et âme d'enfant.

• Immanquables = Funny People; Frangins malgré eux

# KATHRYN BIGELOW
Parce qu'une réalisatrice ayant une conscience complète du spectre des émotions à insuffler dans ses histoires sans sombrer dans du balourd mélodramatique, c'est trèèès rare.

• Immanquables = Point Break; Démineurs

# JOHN LASSETER
Voilà un autre artisan réalisateur producteur dont l'influence et le travail nous font rêver/pleurer depuis plusieurs années. C'est Monsieur Pixar, il a normalisé le film d'animation 3D au sein d'une industrie en évitant de flirter avec le cynisme made in Dreamworks.

• Immanquable = Pixar (rien que ça).

# DAVID MAMET
Il assure des peintures violentes et nihilistes de la société capitaliste américaine, faisant s'affronter les tabous qu'ils soient religieux, sociaux ou politiques pour mieux nous bousculer. Très loin de conforter le spectateur dans sa vie.

• Immanquables = Homicide; Red Belt.

# RICHARD KELLY
C'est l'anti-Aronofsky, assimilant différents genres pour créer un résultat surprenant. Kelly a intégré les possibilités offertes par le Cinéma, l'imaginaire, il en résulte des films mélange de sous-cultures questionnant l'humanité même du spectateur. Surprendre avec une dose de Sagesse, un geek puissance 1000.

• Immanquables = Donnie Darko; Southland Tales.

# MIKE JUDGE
Autre réalisateur de comédies s'amusant de la société américaine en faisant bien ressortir ses travers absurdes loufoques. Pour de la critique bien violente. Difficile de résister à des salariés défonçant une photocopieuse en plein champ à la manière d'un film de gangsters.

• Immanquables = Office Space; Idiocracy.

# WACHOWSKI BROTHERS
Ces frères ont une maîtrise remarquable du Cinéma. Une façon de raconter des histoires en exploitant le maximum de possibilités, de pistes que ce soit intellectuel ou émotionnel, une volonté d'offrir une véritable expérience aux spectateurs. En défiant aussi bien les limites du Cinéma en tant que média, que des sensations de l'audience.

• Immanquables = Trilogie Matrix; Speed Racer.

(et encore, c'est en mettant de côté les étrangers travaillant aux USA)

jeudi 25 juin 2009

The Box (2009): 3615 Pitch 2 Merde

La grande joie des communautés cinéphiles réside dans la découverte des B.A de ces films que l'on attend avec impatience ou non. Les réactions sont violentes et impitoyables, ils savent quand un film sera bon ou à chier d'après quelques secondes d'images montées de façon accrocheuse.

Aujourd'hui, c'était le tour de The Box, nouveau film du réalisateur de Donnie Darko. La curiosité de nos amis cinéphiles en action ressemblait à ça :
Mouais, le pitch c'est un peu le degré zéro d'intérêt mais j'ai envie de voir ce que peux faire Richard Kelly dans le cadre d'un film un peu plus carré et simple.

[...]

Mais... c'est complètement con ?

Devons-nous rappeler que le pitch de The Box est inspiré d'une nouvelle écrite par l'auteur de Je suis une légende ? L'histoire d'un couple de banlieusards américain à qui l'on propose un beau matin, une étrange boite avec un bouton. Problème, s'ils appuient sur le bouton ils deviendront riches mais... ça tuera quelqu'un dans le monde qu'ils ne connaissent pas. Dilemme.

C'est-à-dire que ce simple pitch "con" a tout pour délivrer un formidable thriller questionnant aussi bien les rapports humains (via le couple) que les instincts primaires de l'homme (le désir vs la morale vs l'autre), et par extension, des conséquences d'une décision à l'échelle du monde.

Effectivement, rien que sur le papier, c'est le "degré zéro d'intérêt". Bravo.
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