lundi 27 avril 2009

Crows Zero: Zac Efron Mange des Pains

Aujourd'hui, j'ai vu Crows Zero (2007) :

# Deux problèmes pour commencer, c'est un film japonais, et c'est réalisé par Takashi Mi-i-ke. Le mec réalise un film comme toi tu vas aux toilettes. Avec un résultat identique. Mais les fans adorent.

# C'est une guerre de gangs dans un lycée japonais über trash. Un endroit où l'insécurité, la violence, la "détérioration des lieux publics", c'est parfaitement normal. Pour dire, les cours c'est presque une option secondaire. Tant que tu as de beaux cheveux, de belles fringues tendance et que tu sais te battre, tout va bien.

# L'histoire, heu, c'est des mecs qui se foutent sur la gueule pendant 2h sur fond de rock japonais pour essayer de devenir le meilleur du bahut. Désolé, c'est pas La Journée de la Jupe ou Entre les murs, pas de propos critique censé amener à un débat national comblant par miracle une actualité creuse. Juste de la baston bien sauvage.

# Malheureusement, entre les stombs, il y a des dialogues pour faire exister, enfin essayer de faire exister les lycéens rebelles que toutes les ados jap doivent venerer le soir dans leur lit. On doit se farcir les états d'âmes, les problèmes existentiels, alors qu'au fond, bah on en a un peu rien à foutre.

# Ça dure 2 heures.

# Si tu as 14 ans, que tu rêves d'être la star de ta classe, se philm é pour toa.

La Bob Note : High School Musical 4/10

dimanche 26 avril 2009

Jean-Luc Godard parle des "auteurs"


« La perversion de la notion d'auteur est incontestablement un héritage négatif de la Nouvelle Vague. Avant, ceux qui étaient considérés comme auteurs des films étaient les scénaristes, une tradition qui venait de la littérature. Au générique, les noms des metteurs en scène venaient en dernier, sauf pour des gens comme Ford ou Capra, mais uniquement parce qu'ils étaient également producteurs. Mais nous, nous avons dit : "Non, la mise en scène est l'acte fondateur et véritablement créateur du film. Et Hitchcock est auteur au même titre que Balzac.

A partir de là, on a développé la politique des auteurs, qui consistait à soutenir l'auteur, même lorsqu'il était faible. On soutenait plus facilement un mauvais film d'un auteur, qu'un bon film de quelqu'un qui ne l'était pas. Et puis après, le concept s'est perverti, il s'est transformé en un culte de l'auteur, et non de son travail. Alors, tout le monde est devenu auteur, et aujourd'hui c'est tout juste si le décorateur ne demande pas à être reconnu en tant qu'auteur des clous qu'il plante dans le décor. Le terme ne veut donc plus rien dire.

Très peu de films sont faits par leurs auteurs, aujourd'hui. Trop de gens s'occupent de choses dont ils ne sont pas capables. On reconnaît des talents, des originalités, mais le système n'existe plus, c'est devenu quelque chose de vaste et de marécageux. Je pense que lorsque nous avons lancé la politique des auteurs, nous nous sommes trompés en privilégiant le mot "auteur" alors qu'en fait, c'est le mot "politique" qu'il fallait mettre en valeur. Car le véritable but de ce concept n'était pas de démontrer qui fait la mise en scène, mais plutôt ce qui fait la mise en scène. »

Source : Leçons de Cinéma / Mad Movies

Le Film Français #1

La recette miracle pour faire un bon film en France c'est : un peu d'amour, des réflexions nombrilistos-philosophiquo-bobos et du cul. Le film Le Chien se révèle donc être un modèle du genre :



Le synopsis (âmes sensibles, attention)

Kévin est un jeune homme singulier au comportement parfois dangereux. Il vit avec Jean-Claude dans une ferme isolée au milieu d'une nature resplendissante. Les deux hommes cohabitent dans un mutisme déroutant. Quand Michèle rencontre Jean-Claude, elle voit en lui un amant de passage. Mais quand Kévin apparaît, Michèle y voit la chance de donner un sens à sa propre vie...

C'est quoi ce bordel ?

Departures: Haribo la vie

Aujourd'hui, j'ai vu le film japonais Departures :

# Le film a reçu un Oscar en début d'année. Tout de suite la réputation du réalisateur a changé, et désormais on préfère oublier qu'il a commencé dans le ciné érotique. C'est vrai que prendre son audience par les grands sentiments tristes c'est tout de suite plus respectable comme démarche.

# C'est l'histoire d'un type viré de son orchestre qui retourne dans sa ville d'enfance pour travailler aux pompes funèbres. Évidemment, il y a un trauma avec ses parents et son boulot fait peur aux gens. C'est une grande histoire sur le pardon, l'amour, la tolérance et le respect. J'ai envie de pleurer.

# Les meilleures scènes, c'est quand il joue de son instrument en pleine nature (Hey, ça pourrait faire un bon film érotique comme pitch !). Avec les grands mouvements de caméra, la musique bien pathos, la nature et l'implication totale du musicien. Genre "La Montagne, ça vous gagne".

# Son boulot c'est de soigner l'apparence des morts, il doit les maquiller devant la famille en deuil. Parvenir à leur redonner un visage vivant. Forcément, c'est l'aspect le plus intéréssant du film, c'est un véritable travail artistique. Sauf qu'on garde juste le côté pathos du truc.

# C'est l'image typique du film exotique qui se veut simple, avec une ambiance si simple, pour des sentiments tellement complexes, et qui nous amènent à réfléchir sur nos propres illusions. C'est du film fainéant, plombé par des bon gros sentiments bien lourds qui vous conforte dans vos petites questions. Atroce.

# J'ai des sentiments, j'aime pas avoir l'impression qu'on me force. C'est de la putasserie ça.

# L'affiche dévoile tout. C'est chiant et pompeux.

La Bob Note : Rock'n'roll/10

Le Western-LOL Coréen

Histoire de rebondir sur cet excellent article.

En décembre dernier, Le Bon, la brute et le cinglé sort sur les écrans français. Affiché clairement comme un hommage au film de Leone, ce western coréen passe pourtant complètement à côté de l'essence même du Bon, la Brute et le Truand, son histoire symbolique sur la nature humaine.

Le coréen fait du sous-Tarantino, alignant les références cools et flateuses comme une finalité au récit. Sans oublier les passages où le coréen confond l'iconisation de ses personnages avec la pose. "Vas-y, avec la mèche dans le vent, c'est trop top !".

La chasse au trésor devient donc une petite aventure vaine, là où Sergio Leone en avait profité pour s'interroger sur l'Homme. Par exemple, son personnage central (Tuco aka le Truand) reste un ingrat trop aveuglé par ses propres désirs, n'essayant jamais de se reconsiderer malgré ce qu'il parcourt - l'aide de Blondin, la rencontre avec son frère, le Capitaine avec son pont. Un homme qui jusqu'à la dernière minute passe à côté de l'essentiel.

Car chez Leone, le trio est complémentaire, le Bon fait office d'Ange Gardien, la Brute, d'Ange de la mort/tentation. Et au milieu, le Truand, homme maladroit. Malheureusement, dans le film coréen, les personnages gardent une étiquette/un statut superficiel, peu intéréssant.

Comment aurait dû finir Star Wars


À la fin de l'épisode 6, Le Retour du Jedi, Dark Vador se fait misérablement tué par l'Empereur devant les yeux du jeune Luke Skywalker. Problème, Vador aurait dû être terrassé par son propre fils.

Comme d'autres aspects de cet épisode (les Ewoks), George Lucas (et son équipe ?) a préféré satisfaire son public plutôt que de le choquer. En sachant parfaitement que certains choix modifient complètement la symbolique de l'histoire.

Car si Star Wars est souvent considéré juste comme un space opéra un peu fun, il est aussi et surtout une modernisation des mythes ancéstraux. Plus précisement, du parcours éternel du Héro, ici incarné par Luke. Symboliquement, c'est celui qui vient apporter la Lumière au monde, à l'exemple d'un Jésus, d'un Bouddah.

À l'inverse, Dark Vador incarne les Ténèbres. Mais nuançons cette situation; c'est un Héro qui a mal tourné, qui s'est laissé dominer par ses émotions, ses désirs. Comme on a pu l'apercevoir dans la fameuse pré-trilogie (dans laquelle on apprend aussi à quel point Dark Vador était un cliché d'ado sorti d'une sitcom américaine).

Dans cette optique, Luke Skywalker devrait légitimement venir 'libérer' Vador, le ramener sur le droit chemin — sans connotation moral. C'est en son pouvoir d'Héro, voire son devoir. Le duel final aurait donc dû ressembler à la scène Biblique de Saint Michel terrassant le Dragon avec son épée flamboyante.

samedi 25 avril 2009

Wushu: Dans Ton Q

Aujourd'hui j'ai vu un film d'arts martiaux, Wushu :

# Vous avez peut-être vu la publicité à la TV ? "La nouvelle génération du film d'arts martiaux". Alors là, je suis un peu perdu. Parce que cette "génération", c'est Hélène et les garçons en Chine. De la merde ultra-prude, des relations romantiques nazes entre les copains et les copines qui s'aiment depuis toujours mais en secret. Hou hou! il é amoure! hihi

# Puis en fait, rapidement ça tourne à l'épisode type de Power Rangers, il y a les bons et il y a, les méchants. Les méchants enlèvent des enfants, alors que les gentils gagnent des médailles pour soutenir leur grande Patrie, pour honorer leurs ancètres. Le film aurait été écrit, parait-il, par Dorothée et Monsieur Cadeau.

# Heureusement il y a du Wushu. Avec des chorégraphies surprenantes mettant en avant la maîtrise martiale ainsi que les corps imberbes de ces jeunes chinois. C'est chorégraphié par Sammo Hung (Flic de Shanghai, c'est lui!), faut savoir que le mec dans les années 70-80, ses combats étaient ultra-violents et plein de furie. Or, là, c'est juste plat, chiant, lisse, neuneu. Inoffensif : "Je dois le faire ! Pour ma maman !". OK.

# C'est la NOUVELLE GÉNÉRATION, sponsorisée et approuvée par les hautes autoritées Chinoises. Les acteurs ayant tenté d'outrepasser les ordres ont tous mystérieusement disparu.

# Autant se rematter Drunken Master 2, ce Wushu c'est de la grosse merde en barre.

La Bob Note : "Tiens, prends ça dans ta gueule"/10

La Bande à Baader: C'est la lutte fin...

Aujourd'hui j'ai vu un film allemand, La Bande à Baader :

# Dans l'Allemagne d'après-guerre, milieu des années 60, des étudiants se sont tournés vers le terrorisme-la lutte armée pour contrer le système capitaliste d'époque et ses nombreux tabous. Sujet intéressant donc.

# Avec reconstitution, l'ambiance 60s, les manifestations, les premiers coups, la liberté sexuelle, la repression policière... jusqu'aux années prisons.

# Mais vu le morceau d'Histoire, avec tous les enjeux & questionnement possibles, le film se limite à montrer cette jeunesse Allemande opposée à des dirigeants bureaucratiques, qui résolvent les problèmes quelque part dans leurs bureaux.

# Le film garde une distance par rapport aux actes de la bande, qui apparait à la fois cool, à la fois obsédé par une illusion meurtrière. Ça reste juste une grande reconstitution avec moustaches et tubes d'époque.

# On les voit dans un camp d'entrainement au Liban, les allemands se la jouent baba-cool, bronzant à poil devant les révolutionnaires, refusant d'obéir à certains codes du camp... OK, ils sont en marge et ? On peut passer à la suite.

# Un point intéréssant, c'est de voir que tous ces mouvements terroristes sont apparus dans des anciennes dictatures: Japon, Allemagne, Italie... Quand la Bande à Baader faisait bronzette, des japonais s'entrainaient à fond pour faire la révolution. Deux mentalités différentes, pour une cause à la base commune. Différence à peine exploitée par le film.

# Le film a le cul entre 2 chaises: une reconstitution propre et informelle, mais qui profite pas du recul d'aujourd'hui pour interroger l'action de la bande. On nous montre l'histoire, rien de plus. C'est une bande d'idéalistes über cool qui au mieux a tourné martyrs, au pire fanatiques.

# Heureusement, entre les postiches et les moustaches, il y a l'actrice Nadja Uhl.

La Bob Note : Nadja Uhl/10

Black: Banlieue 13 Dakar

Aujourd'hui j'ai vu Black :

# Il y a Mc Jean Gab'1 dans le rôle titre. Braqueur qui suite à un mauvais coup se barre en Afrique pour se refaire sur les conseils d'un couz'. Hé ouais ma gueule.

# Ambiance funky avec scènes d'actions cheap, mais suffisamment rares en France pour être remarquées.

# C'est un gros hommage à la Blaxploitation américaine, les films produits par des blancs pour toucher le public noir durant les années 70. Ça donnait des films parfois revendicatifs, mais surtout bien dynamiques. Top'la enculé!

# L'atout du film, c'est clairement son cadre. En Afrique, avec des mercenaires russes, des trafficants d'armes, des lutteurs, une nana d'interpol, la corruption des banques... Oui, ça flirte quand même bien avec le bon gros nanar.

# Le Russe, je sais pas avec quoi il tournait, mais il est complètement à l'ouest. Genre surexcité, avec des expressions du visage ultra appuyées tout en parlant un français avec accent soviet. Pour réciter des dialogues nazes.

# Un peu comme les 20 dernières minutes du film, où l'on voit la tentative d'utiliser l'histoire comme le chemin initiatique de notre héros Black. Mais euh, c'est du gros WHAT THE FUCK. Mc Jean Gab'1 maquillé comme un lion, qui pourchasse dans la fôret son grand adversaire à la peau de serpent (!!!!), avec rugissements rajoutés, nuit américaine, et sauts dans les airs. NON MAIS WHAT THE FUCK LES MECS !?!

La Bob Note : DONJONS/6




(voilà vous avez vu le film)

Walkyrie: La vache qui rit

Aujourd'hui, j'ai vu un superbe film avec Tom Cruise:

# J'aime bien au début il parle allemand, puis on switch très vite à de l'anglais. C'est le soucis du détails quoi. C'est aware comme démarche.

# Tom Cruise incarne un (gentil) Nazi. Mais nazi quand même.

# C'est l'histoire d'un attentat raté contre Hitler. Et c'est réalisé par le mec qu'à fait Usual Suspect. Mais rassurez-vous, ici, il y a aucun suspens. Plus que Hitler, c'est Tom Cruise qu'on attend de voir crever. Il faut attendre 1h50. BAM!

# La reconstitution est sympathique, on voit Berlin 1942 en état d'urgence, avec arrestation progressive du haut commandement nazi.

# Par contre, c'est chiant. C'est du film historique plan-plan, bien lisse, évitant de trop creuser l'intérêt de la situation. Et faisant donc de Tom Cruise, un gentil se battant pour la Liberté du peuple Scientologue... Allemand.

# Le film a été retardé pendant plus d'un an. Tout ça pour ça. C'est compréhensible.

La Bob Note: NEIN! NEIN!/6

dimanche 25 janvier 2009

Australia: Rose Laurens, Reviens !

Aujourd'hui j'ai vu Australia (2008)

# C'est un grand mélodrame hollywoodien qui se passe en Australie juste avant la 2ème Guerre Mondiale (avec les méchants hommes sushis !!).

# Déjà sur 2h30 de film (hé oui), ça met 1h30 à présenter les personnages: l'aristo anglaise, l'aventurier barbu australien, l'enfant métisse troopp mignon, le méchant méchant. 1h30.

# Y a Nicole Kidman dedans. J'ai mis plus d'1h avant de comprendre que c'était l'aristo anglaise, c'est fou mais elle a aucune expression. On dirait un masque en plastique avec une voix horrible pète couilles. Je pensais que c'était une actrice en images de synthèses.

# Mais nan. C'est bien Nicole Kidman.

# J'aime bien le côté mystique-magique de l'Australie avec les aborigènes. Dommage que le réalisateur considère ça limite comme une anecdote exotique qu'il vaut mieux pas creuser. C'était sans doute la piste la plus interessante de l'histoire...

# Mieux vaut une énième histoire d'amour à la con matinée d'une petite morale qui sauvera notre conscience (les aborijaine cé dé om lol!).

# Rose Laurens, t'es où ?!

# Le film est à l'image du visage plastifiée de son actrice principale, c'est laid. Genre les quelques scènes d'actions qui enchainent des plans larges sur les paysages Australiens retouchés et photoshopés pour passer à des plans serrés sur les acteurs beuglant NOOON (et filmés en fait sur un fond vert, ce qui se voit beaucoup).

Son gri-gri me suit aux sons des tambours/10

lundi 5 janvier 2009

Le Bon, la brute et le cinglé : Taran et Tino dans un bateau

Aujourd'hui j'ai vu le film coréen Le Bon, la brute et le cinglé (2008) :

- La Corée du Sud, son alcool, ses paysages, ses vedettes en latex, ses films constipés.

- L'idée du film, c'est de rendre hommage au Western. Plutot surprenant venant de Corée.

- La réalité, c'est un type qui reprend les poses du Western sans jamais les comprendre. Ça ressemble à du western, mais en fait c'est de la grosse merde. On peut bien nous coller quelques gags sympas genre le coup des batons dans le cul, ça sauve pas 2heures de film.

- Parce qu'il se passe pas grand chose. C'est une chasse au trésor, mais ça raconte rien. Par contre, ça bouge, il y a de l'humour tu vois, il y a l'illusion qu'il se passe quelque chose. Mais non.

- C'est du film de branleur anorexique (??). Il y a des hommages et références pour flatter l'égo du geek hyper qui trouvera le film über cool parce qu'il a tout capté aux références (c'est ça l'intelligence bac + 5), et puis c'est über marrant what!

"Sergio Leone, t'es qu'un pd"/10

Les Insurgés: Le Nasisme cé pa bien!

Aujourd'hui j'ai vu Les Insurgés (2008) avec James Bond dedans!

- C'est des européens de l'est qui vont dans les bois pour échapper aux nazis, et qui vont sauver des milliers juifs comme ça.

- Je me demande si en France on oserait faire un film pareil. Faire parler des mecs avec un vieil accent de slovak bien forcé, c'est digne des plus grands nanars que notre Nation ait pu engendré !

- Donc, c'est un peu bizarre d'entendre un mec avec un accent british parler slovak. Do Varitch Bont, Jamess Bont. HEU.

- Oui je sais, c'est du grand spectacle humaniste américain. Il y a des bons, il y a des méchants et il y a des bons un peu méchants et des méchants un peu... Non, pardon. Les méchants sont méchants. Hey faut pas déconner !

- L'affiche a l'air bien, le titre aussi. Le film, non. C'est du film flemmard et convenu quoi, qui vaut surtout pour les 4/5 passages avec l'armée rouge. Le reste, je m'en souviens même plus !

- Si, il y a des histoires d'amour aussi ! De la tendre, de l'horreur, de l'humanité et des juifs en périls à sauver des méchants. On dirait presque un sketch parodique de Dieudonné.

Polka/10

The Wrestler: Confessions Intimes, le film

Aujourd'hui j'ai vu The Wrestler (2008) de Daren Aronofsky:

- Le réalisateur c'est le mec qu'à fait Requiem For A Dream et The Fountain.

- Alors forcément, le film n'a rien de finaud. Tout est montré avec une lourdeur et une insistance, histoire de bien nous faire comprendre la situation déplorable, misérable de ce "pauvre" tocard has-been.

- C'est un catcheur, donc c'est du combat simulé, puis les mecs prennent des produits bizarres. Ça, c'est les 45 premières minutes. Faudrait peut-être rajouter que ce catcheur possède une vieille NES alors que bon, la "xbox 360 cé mieu koilol" (j'invente rien, c'est dans le film !).

- Mais je vous assure, c'est très subtile comme film. Il y a même la caméra à l'épaule pour bien faire comprendre que c'est du cinéma fauché avec vedette en quête de redemption. Trop cool!

- Ça dure quand même 2h quoi. Deux putain d'heures à nous montrer à quel point un mec est une grosse merde irresponsable et périmée. Sauf que là, le public est en transe, il pleure parce que c'est beau, c'est émouvant tout ce cynisme déchargé d'humanité. Parce que c'est l'histoire si touchante d'un mec qui ne fait rien.

- Oui, c'est le reflet d'une société individualiste et capitaliste contraignant l'homme à se morfondre dans l'illusion funeste d'une gloire passée.

- Autant aller voir le dernier Rocky ou Rambo, voilà des has-been traités avec intérêt. C'est peut-être moins cool, moins hyper, mais largement plus sublime que cette vieille croute qui doit son succès plus à Mickey Rourke qu'autre chose ("non mais tu vois, le catcheur, bah c'est sa vie quoi lol").

- En fait, j'ai vu le film, ça m'a suffit.

Call of Duty 4 c'est de la merde/10

mardi 16 décembre 2008

Gran Torino : Harry à la retraite

Aujourd'hui j'ai vu Gran Torino (2008) de Clint Eastwood :

- C'est du Eastwood en mode pantouflard.

- La scène d'intro à l'église prend bien soin de nous présenter la différence entre le vieux Papy un peu réac et la jeunesse conne et superficielle. C'est vraiment fait avec les gros sabots, sans finesse aucune. Ex : gros plan sur le nombril à l'air d'une jeune fille -> Papy fait la gueule >:(

- C'est l'histoire d'un vieux réac, raciste, qui va devenir le super pote avec un chinois victimisé par le gang local. Autant être clair, l'histoire reste superficielle. Le coeur du film c'est ce rapport entre les 2.

- La fameuse Gran Torino (une voiture des 70's) apparait moins de 3 minutes dans tout le film...

- L'histoire est survolée (Quid du trauma de la guerre de Corée du Papy ? De ses enfants... Tout ça est vite fait envoyé), la réalisation fait le minimum sans surprendre, heureusement le reste du film n'est pas à l'image de l'intro.

- Voir Eastwood insulté des gangs, c'est très marrant. Il fait peur à des branleurs en imitant un flingue avec sa main. C'est comme tout dans le film, ça marche bien sans aller plus loin.

Où est mon feu ? /10
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