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dimanche 11 avril 2010

Les Snipers de Hong Kong ont le Canon Dur

Dernière bombe asiatique atterrissant glorieusement sur notre territoire, avec des affiches ayant troner fièrement dans les gares & abris de bus lors d'une phénoménale semaine, et sans doute quelques spots tv/radios parlant directement à notre jeunesse désabusée.

Tout ça pour, Snipers. J'insiste sur la différence entre l'effort promotionnel et la réalité d'un produit dont on (réalisateur/critique) préfère dire qu'il rend hommage aux séries b burnées des années 80. Car l'hommage, c'est tout de suite plus classe.

Derrière la caméra, Dante Lam, qui enchaîne furieusement les films depuis quelques années. En particulier des polars urbains, Beast Stalker par exemple, ou Fire of Conscience. Ce véritable stakhanoviste s'est imposé comme l'un des derniers espoirs d'Hong Kong, des films violents & brutaux sur fond de conflits moraux. Mais souvent filmés par un excité en manque.

Snipers, c'est un peu le Top Cops de Dante Lam. Un ton ultra-sérieux en décalage avec une esthétique ringarde (des torses musclés transpirant), jouant sur des sous-entendus sexuels (espèce de sale esprit pervers d'occidental), pour une histoire de corruption/trahison déjà-vue (le côté hommage non-repensé) accouchant de scènes de shoots illisibles (genre gros plans, caméra tremblotante)...

Dans le genre divertissement efficace et intéressant, Snipers c'est le degré zéro, la loose incarnée, surtout quand à côté il y a des films HK comme Ip Man ou les réalisations de Benny Chan qui sont toujours pas distribuées en France. Sans pour autant être plus finaud que ce produit faussement testostéroné pour machos prépubers.

La Bob Note : J'ai plus 12 ans/10

samedi 30 mai 2009

The Sniper: Commando à Hong Kong

Revenons à quelque chose de plus sérieux, aujourd'hui j'ai vu The Sniper (2009) :

# Film hong kongais sur une troupe d'élite sniper rongée par des problèmes d'égo. Ça fleure bon le pitch typique des années 80, pretexte à montrer de l'homme musclé sous un soleil de plomb et quelques moments plein d'héroisme.

# C'est réalisé par Dante Lam, et si son film Beast Stalker avait au moins le mérite d'avoir une astuce scénarique que personne n'aura vu dès les 5 premières minutes allié à un casting qui tient la route, ce Sniper est un naufrage qui sous-exploite son pitch de départ. Oui, c'est possible.

# Pour les scénes d'action, comme c'est des moments tendus, la caméra gigote de partout. Qu'est-ce qui se passe, boarf, on sait pas trop mais on peut essayer d'imaginer qu'il y a un truc de fou à l'écran.

# Le film a été retardé à cause d'un scandale impliquant l'un de ses acteurs, un jeune et bel éphèbe dont les photos érotiques ont attéri sur le web. Rien grave si ce n'est qu'il s'est offert quelques bons moments avec des vedettes locales. Dans le film, il est le jeunot au coeur pur un brin arrogant.

# Si le ciné HK des années 80 assurait un minimum niveau spectacle, ce Sniper demeure plat en jouant un peu sur le côté testostéroné sans aller trop loin. Ca nage dans du cliché, dans des scènes chiantes avec des persos nazes ("je suis le premier, tu ne me battras jamais, JAMAIS !").

# En même temps, le cinéma HK ça ressemble un peu à rien. Comme The Sniper.

La Bob Note : Edison KIKI Chen/10
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